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Des moines aux chanoines

Le remplacement de moines par des chanoines à Soignies prend place dans le contexte d’une décadence quasi générale des maisons religieuses durant la seconde moitié du 9e siècle et au siècle suivant. Celle-ci résulte essentiellement des ingérences politiques et économiques du pouvoir carolingien. En effet, pour permettre à une communauté monastique de durer, il fallait lui en donner les moyens : le meilleur et le plus sûr était de la doter d’un territoire incontesté et de ressources suffisamment stables et régulières.  Beaucoup de monastères étaient donc largement pourvus en biens fonciers par leur fondateur, parfois lié de très près à l’aristocratie et/ou à la dynastie mérovingienne, puis carolingienne.

Cette dépendance vis-à-vis du pouvoir politique va toutefois revêtir des aspects nettement négatifs : les dynastes carolingiens, se sentant chez eux dans les maisons religieuses, y installent comme supérieur des abbés laïcs issus de leur famille ou de leur entourage. Les biens monastiques sont progressivement dilapidés et la Règle – bénédictine – devient impossible à pratiquer pour les moines dans ces conditions de vie décadentes.

Il est compréhensible qu’à la suite de cet effondrement spirituel et matériel des abbayes, les moines dispersés soient peu à peu remplacés par des clercs groupés, appelés chanoines (de canonicus, canon signifiant règle). Le concile d’Aix-la-Chapelle en 816 a, en effet, distingué ces deux statuts : moines et chanoines prient au chœur – et en chœur – et partagent table et dortoir ; en revanche, les seconds connaissent certaines tolérances et ne sont notamment pas soumis au vœu de pauvreté, c’est-à-dire qu’ils peuvent posséder des biens personnels et en disposer librement.

Ceci explique que, dans le cadre du mouvement général de retour à la vita apostolica, motivé par un puissant réveil religieux en Occident, les institutions se réorganisent progressivement, mais que les tentatives de restauration monastique échouent en de nombreux endroits, comme à Soignies. Malgré l’intervention en ce sens d’Erluin, abbé de Gembloux, à l’initiative du comte de Hainaut Régnier III, au milieu du 10e siècle, le chapitre de Soignies persistera.

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Textes de Caroline et Jacques Deveseleer • Photos Guy Focant login